SAFi, l’histoire d’hier pour comprendre celle d’aujourd’hui

La ville de Safi était victime du Grand Caïd & vizir, le sanguinaire Aïssa Ben Omar El Abdi, 1879- 1914, germanophile & Francophobe. A l’arrivée des Français, ce grand bandit du Makhzen fut expédié, à cause de ses excès, à la prison de Salé ou il est mort, pourri, et en dépit des sévices qu’il faisait subir aux habitants des Abda, il avait été pleuré par eux à l’étonnement d’un général Français qui avait dit: » jamais j’en avait vu des gens pleurant leur bourreau ! Cependant. Le grand pacha Ben Hima,  un aristocrate, chauviniste, grand serviteur du Makhzen de l’époque qui haïssait et détestait les paysans du bled, à cause de leur pauvreté durant le long cycle de sécheresse et leur atrocité à régler des problèmes entre eux et les conduisait au poteau à la moindre plainte.plainte. Tandis que le Caid Issa, lui, faisait construire les murs des fortification de son palais avec leurs cadavres afin de donner l’exemple qui terrorise les populations dont la mémoire des événements a toujours paralysé les relations entre les Abdis et les Administrations du Makhzen qui trouva dans ces atrocités intimidantes la liberté du mouvement sans contestation et le pouvoir de commettre des excès de divers spoliations.

On oubli jamais le massacre des centaines des Braves populations des Ouled zid, dont le Caïd Aissa était follement amoureux d’une belle fille des leurs. Ainsi cette tribue  refusaient constamment sa soumission à son pouvoir et d’appartenir à son territoire assujetti. C’est ainsi que le Sanguinaire Caid, pour liquider les ouled Zid, ce jour sacré du vendredi et en connivence avec le pacha Hamza Ben Hima, juste après la prière, dans les locaux de l’ex- Compagnie Marocaine ou les Ouled Zid étaient conviés à un repas de couscous et une réunion de conciliation, les Mokhazni du Caid avaient massacré, par une trahison préméditée, des centaines de représentants des Ouled Zid désarmés. 

A l’issue ce grand massacre, des centaines de corps avaient été ensevelis collectivement dans les fosses communes de la colline de Lalla Hnia El Hmria . 

 Ainsi, depuis ce temps, les Abdis nourrissaient une peur terrible envers l’Administration du Makhzen que représentent les BenHima. 

Seule, une entité des familles qu’on qualifiait de M’dinis ( citadins ) des gens confiants et conciliateurs pouvaient  intervenir pour régler certains problèmes Administratifs  moyennant des cadeaux, à l’exception des Ben-hima, qui selon Armand Antona, étaient d’origine des maures de la Mauritanie et, à cause de leur avidité du pouvoir et leur habileté entretenaient des relations étroites avec le Makhzen, dont les gens des Abdas sont demeurés phobiques à l’égard de l’autorité impitoyable du Makhzen et de son Administration trop kafkaïenne .

A l’avènement de l’activité des pêches et de l’industrie de la conserve, inaugurée par les Français, on faisait appel à la main d’œuvre massive des paysans qui avaient pu, grâce à leur intelligence et leur qualification, tant en mer qu’aux usines, équipées d’une façon moderne, en pleine période de la guerre mondiale.
Safi était devenue la capitale mondiale de la pêche à la Sardine qui s’exportait massivement en Europe et aux USA tellement qu’on faisant appel à la main d’œuvre féminine, des berbères , du moyen Atlas.qui avaient peuplé la région du « CORSE,de LABYARE, DE SOUINIA, ET DE SIDI OUASSEL. Signalant au passage que cet apport d’ouvrières aux mœurs ( légères ) « Armand Antona » qui diffèrent de la femme des Abdas à bouleversé les coutumes et harmonisa l’existence de milliers de marins éloignés de leur familles et avides d’affection et qui gagnaient des salaires faramineux à chaque marée.
Cette grande activité industrielle de Safi qui a pris rapidement de l’extension, dans tous les sens de la ville ne tarda pas à syndiquer cette masse ouvrière par cet apport des milliers de marins et d’ouvrières berbères( le défunt Maurice Tilliètte, Directeur des grandes marques). C’est ainsi que le grand et unique syndicat U.M.T de l’époque, après avoir fait adhéré cette masse ouvrière est devenue, non seulement forte mais politiquement gauchiste et agressive avec des retentissements sur l’ensemble du syndicalisme au Maroc monarchique.
Cette activité syndicale conjuguée avec les évènements politiques n’a pas tardé a inquiéter les pouvoirs publiques. C’est alors qu’on pensa, ici à Safi , a créer le syndicat Istiqlalien U.G.M.T avec l’accord des patrons de pêche Français. Pour se faire, l’Istiqlal avait mal réussi son coup mais a pu quand-même réaliser son objectif, au prix de ternir l’image de la ville de Safi.


A l’approche d’une visite Royale du feu Mohamed V au début des années 60, les dirigeants de l’Istiqlal avaient désigné un pauvre fanatique lui assignant la mission de remettre au défunt Roi une lettre contenant une demande de la création et la reconnaissance de l’U.G.T.M.
C’est ainsi que pendant, que le cortège Royale pénètre à Safi par le quartier  Jerrifat, venant de Sebt Jzoula, le fanatique se projeta sur la voiture Royale perturbant le protocole et S.M Mohamed V, que Dieu ait son âme, effroyablement paniqué, le Roi, a réussi, tant bien que mal, à recevoir la lettre. Cette manœuvre maladroite apporta la certitude que les gens cette région méritaient leur sort. Ce fait malheureux ne tarda pas à être amplifiée par les M’dinis. Ainsi, le revers subi par les Abdis a aggravé, d’avantage, les relations avec le palais, puis , plutard, c’est prouvé par l’échec de la visite Royale d’inauguration du Complexe Chimique de Safi, en Juin 1965, ou S.M, Feu Hassan II, avait boudé les festivités ou fut conviés les grandes personnalités du Monde entier quand il rebroussa, chemin juste après un tour dans l’usine, bouleversant ainsi tout le protocole des festivités de l’inauguration. 
 Quant à la visite d’inauguration de Maroc-Phosphore I
Elle était aussi brève avec un discours d’une notation sans affection سكان عبدة و احمر ! . On a pas cité la visite du Chah d’Iran, en 1965, principal bailleur de fond pour la construction de Maroc-Chimie qui était venu accompagné seulement par le défunt Cherkaoui, époux de SAR, Lalla Aicha.
A noter que la nomination du défunt Dr Ben Hima, comme premier ministre, n’avait en rien modifié les opinions, auprès de Rabat, sur la population de Safi qui a malgré le brassage des populations a profondément changé les mentalités, ni même celle du défunt Md M’jid qui fréquente régulièrement cette ville d’où il est originaire.Et ce fut le silence Radio durant des années. Comme s’ils niaient leur appartenance à cette ville, bannie à tort .
Safi était toujours considérée comme un lieux par excellence de déportation et de recyclage des fonctionnaires fautifs ou « Boujadis » jusqu’à la visite Royale récente de S.M Mohammed VI qui a réhabilité, en tout point de vue, cette ville en lui assignant plusieurs projets importants susceptibles d’épanouir l’économie de la ville 

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